LE SPECTACLE
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Don Quichotte

Création : 1997
Spectacle fixe
Durée : 1 heure
Jauge : 2 000 personnes

Le spectacle a bénéficié de l'aide à la création et à la diffusion de :
Ministère de la Culture et de la communication DRAC Midi-Pyrénées et DMDTS, Région Midi-Pyrénées, Département du Tarn, l'Adami, la Spedidam et l'Afaa.

d'après le célèbre roman de Miguel de Cervantès publié en 1605 !

Le spectacle se joue en lieu fixe pour un large public (2000 personnes). Il ne nécessite pas de scène et se déroule en plusieurs points, au milieu des spectateurs. Ces derniers sont amenés à se déplacer dans l'espace de jeu afin d'y suivre les péripéties aériennes de Don Quichotte. Acteurs gonflables, comédiens, artificiers jouent de la complicité du public pour faire de ce spectacle un grand moment de plaisir, basculant de la "fête populaire" au drame, en passant des instants de poésie.

L'histoire
Il était une fois un fier et maladroit hidalgo, l'esprit gavé des plus belles aventures chevaleresques, qui rêvait de voler de combat en combat. Or, voilà que ce redresseur de torts, éternel amoureux d'une planète inaccessible, endosse des habits trop grands pour lui et s'évade, chevauchant les nuages, suspendu à ses chimères....

Bondissant par dessus les obstacles, affrontant les pires ennemis, passant du ridicule au dramatique, il refait le monde à sa manière. Sur le point d'aboutir dans sa quête, d'approcher enfin Dulcinée, il rencontre pour un ultime défi le terrible et bien réel "chevalier aux miroirs" ...
La "raison" sera t-elle plus forte que la "folie" ?

Extrait de l’interview
de Marc Mirales et Marc Bureau
pour le Festival Internacional Cervantino au Mexique à Guanajuato en 2003
« Le roman de Cervantès est le type même d’histoire universelle tant il s’est diffusé au cours du temps partout sur la planète, il parle à tous. Les gens n’ont pas attendu la mondialisation pour le lire en grand nombre. C’est certainement le premier grand roman populaire. Le personnage de Don Quichotte nous touche par sa dimension à la fois tragique et comique, ce qui semble un délire n’est qu’un appel à la tolérance par l’entremise du rêve. On entend parfois des gens dire : « Moi, je ne combats pas des moulins à vent ! ». Et bien justement, peut-être faudrait-il plus souvent combattre les moulins, la réalité dans laquelle nous vivons n’est jamais que construite par nous, inventée par nous. L’homme coiffé d’un plat à barbe fait vœu de secourir les petits opprimés par les grands, jure de tuer les géants pour mettre à bas l’orgueil, de tuer l’envie par la générosité du courage. Les géants existent toujours et continuent à moudre l’imaginaire pour le réduire en poudre. Don Quichotte nous permet seulement d’affirmer la nécessité du rêve, de la poésie et d’une certaine forme d’utopie.

Nous n’avons pas la prétention de présenter ce personnage dans son ensemble, cela relève de la mission impossible, nous ne faisons que l’évoquer par quelques épisodes, les moulins, les moutons, l’arrivée triomphale à Barcelone et son merveilleux vrai-faux voyage dans les étoiles. Nous ne voudrions pas que le public sorte du spectacle en se disant : « Je connais maintenant Don Quichotte » mais plutôt : « Je vais aller y voir de plus près ». Lisez-le.

Cette production n’est pas si grande que cela, nous ne sommes finalement que quatorze à la mettre en œuvre, seules les images sont grandes. Au fur et à mesure du spectacle, notre Don Quichotte s’envole vers les astres, il s’élève porté par sa bibliothèque, une sphère gonflable qui l’arrache du sol. C’était notre postulat de départ. Les autres éléments sont presque essentiellement gonflables, l’arche, les astres et le chevalier au miroir sorte de char blindé volant. L’artifice tient également une place importante. Les spectateurs doivent surtout s’attendre à se déplacer au cœur des actions, qu’ils s’attendent à voir Don Quichotte leur marcher sur la tête, à voir surgir des choses derrière eux quand ils les attendent devant et à pouvoir en être proches au point de pouvoir les toucher. Nous espérons qu’ils se souviendront plus tard d’une magie plutôt que d’une technique. »

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